Sur les pas d’Emmanuel Bove à Bécon-les-Bruyères

Une promenade photographique dans les rues de Bécon-les-Bruyères en compagnie du “plus grand des écrivains méconnus” : Emmanuel Bove.

En 1927, la revue Europe invite de grands auteurs de l’époque à écrire sur une ville célèbre. Emmanuel Bove prend cette commande à contre-pied, et réalise le portrait d’un coin de banlieue parisienne : Bécon-les-Bruyères. Lui-même béconnais dans les années 20, Bove trace dans son récit le portrait d’un no man’s land coincé dans un entre-deux permanent, à l’image des personnages de ses romans – souvent eux-aussi perdus, oubliés, errants, touchants et abandonnés à la fatalité…

Les photomontages ci-après ont été réalisés en 2011 à Bécon même, et nous invitent à une promenade dans la rues de Bécon-les-Bruyères en compagnie d’Emmanuel Bove. Bécon n’a rien perdu de son charme et, quatre-vingt dix ans plus tard, Bove hante encore les rues.

Exposition du 4 mars au 30 avril 2011 la à Bibliothèque J-B Charcot, 184, boulevard Saint-Denis, 92400 Courbevoie.

 

Les photos

(Avez-vous vu Bove ?)

 

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Edition suédoise de "Bécon-les-Bruyères"

Edition suédoise de « Bécon-les-Bruyères »

Les photos sont destinées à faire connaître l’oeuvre d’Emmanuel Bove au plus grand nombre. Elles sont libres, modifiables et en licence creative commons pour un usage dit « non commercial », via Flickr (illustrations d’articles web ou papier notamment). Pour tout le reste : merci de me contacter (julien3003-arobase-gmail-point-com).

 

Le catalogue d’exposition

 

Retrouvez également les photos sur

Plan de Bécon-les-Bruyères :


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À propos d’Emmanuel Bove

“Écrivain majeur de l’entre-deux-guerres, Emmanuel Bove a été redécouvert au cours des dernières décennies. On a pu voir en lui un Beckett sans métaphysique, un existentialiste sans idéologie, un précurseur du Nouveau Roman…

Peut-être est-il d’abord un écrivain qui excelle à évoquer ces zones ténébreuses qui habitent l’homme, ces parages « entre chien et loup » qui nous préoccupent tant aujourd’hui.

L’originalité de son écriture, qui avait jadis enthousiasmé Max Jacob et intéressé Rainer Maria Rilke au point qu’il voulut rencontrer l’auteur, n’a pas épuisé son pouvoir de fascination.

Lire Bove, c’est plonger, à l’écoute d’une voix dont la tonalité et la cadence sont sans équivalent, dans la douleur des humbles, des victimes d’une société qui ne leur donne pas de place, mais c’est aussi rencontrer un univers qui, comme l’écrivait Jean Cassou, « s’impose à notre esprit et à notre affection, avec toute cette humanité qu’il porte en lui ».

Lire Bove, c’est encore découvrir que « si le monde est une prison, il revient à chacun de nous de lutter pour sortir de son cachot, pour regagner de nouveau sa liberté.” »

Tiré de la 4e de couverture de : N°895-896 (Novembre-Décembre 2003) de la revue Europe consacré à Emmanuel Bove

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